vendredi, avril 28, 2006

Le mois de la science-fiction

A défaut de vous narrer mes dernières aventures sexuelles, je fais passer une information qui vous intéressera peut-être...


LE MOIS DE LA SCIENCE-FICTION
Tous les horizons de la science-fiction

À l'École Normale Supérieure de la rue d'Ulm
Du 2 au 20 Mai 2006

À l'occasion de la venue de Richard Saint-Gelais, à l'initiative de Michel Murat, directeur du Département Littératures et Langages,
avec le concours du Département de Philosophie, du Département Histoire et Théories Arts, et de l'Association des Élèves de l'ENS (COF).

Organisation : Sylvie Allouche et Simon Bréan
Avec le concours  pour les journées d'étude d'Anne Besson, Elie During, Frédéric Ferro, Irène Langlet.
Contact : mois.sf.ens@gmail.com
Site web : www.mois-sf.ens.fr
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Dans les bâtiments de l'École Normale Supérieure de la rue d'Ulm, le Mois de la SF veut offrir un espace de découverte et d'approfondissement de la connaissance de la science-fiction.

1. Encyclopaedia Galactica : l'Université de tous les Futurs - Des activités de recherche pour explorer les dimensions littéraire et philosophique de la science-fiction : conférences de Richard Saint-Gelais, journées d'étude littéraires et philosophiques.

2. Les auteurs de SF rêvent-ils de lecteurs électriques ? - Des rencontres-lectures dans le cadre d'Écrivains d'Aujourd'hui, avec Ugo Bellagamba, Pierre Bordage, Sylvie Denis, Claude Ecken, Serge Lehman, Roland C. Wagner et d'autres auteurs. Des tables rondes.

3. Rencontres de tous les types : les arts de la SF - Une exposition sur l'illustration de science-fiction en France, des projections cinématographiques, un opéra-rock adapté par l'ensemble Tristan d'Ardenne de « La couleur tombée du ciel » d'H.P. Lovecraft, une adaptation théâtrale de « La Savane » de Ray Bradbury.

4. À l'École Normale de la science-fiction - Des activités organisées par les élèves de l'ENS (le Mois "off").

Toutes les activités auront lieu au 45 rue d'Ulm (75005 Paris), à l'exception des concerts et représentations théâtrales, qui se dérouleront sur le site de l'ENS du 48 boulevard Jourdan (75014 Paris).

Participants prévus (à compléter): Sylvie Allouche, Joseph Altairac, Anouk Barberousse, Nicolas Baumard, Ugo Bellagamba, Francis Berthelot, Anne Besson, Emmanuel Boisset, Pierre Bordage, Carole Boudebesse, Roger Bozzetto, Simon Bréan, Hugues Chabot, Philippe Clermont, Bruno Della Chiesa, Sylvie Denis, Jérôme Dokic, Gilles Dumay, Elie During, Mathias Echenay, Claude Ecken, Frédéric Ferro, Tristan Garcia, Laurent Genefort, Jérôme Goffette, Jacques Goimard, Gilbert Hottois, Gérard Klein, Pierre Lagrange, Irène Langlet, Guy Lardreau, Anne Larue, Alain Leboutet, Serge Lehman, Patrice Maniglier, Xavier Mauméjean, Quentin Meillassoux, Denis Mellier, Sylvie Miller, Marika Moisseeff, Michel Murat, Jean-Paul Natali, Olivier Paquet, Eric Picholle, Nicolas Prantzos, Richard Saint-Gelais, Anne Simon, Rémi Sussan, Daniel Tron, Éric Vial, Aurélie Villers, Roland C. Wagner, Jean-Paul Weuilly.

mardi, avril 25, 2006

Bien Profond dans l'Anis


Oublions le passé,et toutes nos différences et buvons un verre à la santé de l'avenir radieux...

dimanche, avril 23, 2006

Roots for Real




Vous pensiez que le temps avait effacé les mémoires, vous déploriez que les archives de l’état civil ne remontent pas assez loin et vous vous étiez résigné à accepter que le secret de votre identité fût inatteignable. Et si vous n’aviez pas cherché au bon endroit ? Le New York Times nous révèle dans son édition du 22 Avril 2006 que chacun d’entre nous porte le funeste secret de son origine caché dans tous les interstices des tissus de son corps, qui lui se souvient de tout. A partir d’un séquençage de votre ADN, chacun peut dorénavant savoir quels mélanges coulent dans ses veines. Lisant dans votre sang,, plusieurs sociétés, comme Roots for Real, se proposent de vous dire dans quelles proportions vous pouvez vous considérer comme Européen, Africain, Arabes, Juif, Asiatique ou Amérindien et dans quelle mesure vous êtes un citoyen du monde accompli.

Ce traçage biologique transforme déjà complètement les revendications identitaires de nombreux américains. Une « noire » a réclamé la citoyenneté tribale accordée aux amérindiens, et tous les avantages qui lui sont associés, au nom des 3% qui hurlent justice depuis qu’elle a reçu l’interprétation de son séquençage ADN ; un « blanc » se demande si il ne va pas cocher la case« noir » dans les dossiers d’applications universitaires afin de faire valoir ses droits aux quotas au nom des 11% (Il pourrait peut-être assister à 11% de tous les cours) ; une autre personne a contacté des cousins « écossais » pour faire valoir ses droits sur un château. Je mets des guillemets partout non par rectitude politique, selon la jolie traduction canadienne du « political correctness », mais parce que maintenant il va falloir redéfinir toutes ces appartenances. Le caractère spéculatif de cet physiogonomie hautement équipé scientifiquement ne permet pas de savoir si cela va permettre de créer des données solides sur lesquelles se coordonner mais à terme cela va peut-être multiplier l’apparition de nouvelles appartenances identitaires hybrides et des revendications cocasses à terme risques de compliquer fortement toute politique de discrimination positive fondée sur la race.